ONCFS Outre-Mer - Recherche / Missions techniques

Délégation Régionale Outremer
>>

Ministère de l'Agriculture et de la Pêche  Ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable

    Recherche / Missions techniques

 

    Cela consiste à la mise en œuvre d’un programme d’étude et de recherche sur une ou plusieurs espèces afin de mieux cerner celles-ci afin d’y faire appliquer des mesures de gestion et de conservation adéquates.
Les actions menées :

Recensement (comptages, analyse de tableaux de chasse).
Les colombidés constituent en Guadeloupe et plus généralement dans les Antilles françaises un gibier recherché par les chasseurs. Les espèces principalement concernées par ces protocoles sont : les trois espèces de « grives », la grosse grive (Margarops fuscatus), la grive fine (Margarops fuscus) et la grive à pattes jaunes (Cichlherminia lherminieri), la Tourterelle à queue carrée (Zenaida aurita), la Tourterelle turque (Streptopelia decaocto) . Accessoirement le ramier (Columba squamosa) et les deux espèces de perdrix, Perdrix rouge ou grise pour les femelles (Geotrygon montana) et Perdrix croissant (Geotrygon mystacea) et l’ortolan (Columba passerina) pourront être associés à ces protocoles.

Méthodes :
    - Circuits et points d’écoute
    - Quantification des prélèvements et analyse de tableaux de chasse

 

Les grives

Parmi les sept espèces de « grives » présentent en Guadeloupe, seule la grive fine, la grosse grive et la grive à pattes jaunes, endémique de quatre îles des Petites Antilles, sont autorisées à la chasse (arrêté du 17 février 1989) du premier dimanche d’octobre au 1 er dimanche de janvier, le week end et le mardi et les jours fériés. Du fait de l’absence de limitation des prélèvements et d’un fort braconnage la pression de chasse exercée sur ces espèces est importante. La grive à pieds jaunes serait la plus fragiles des 3 espèces et elle est reconnue menacée de disparition à moyen terme par l’IUCN.

Le but est la recherche d’un indice d’abondance et la mise en place d’un suivi à long terme pour connaître les variations de cet indice suivant les habitats (types de forêt, niveau de protection), suivant la présence ou non d’arbres à baies. A long terme, on devrait connaître les tendances d’évolutions des populations.

 

Les tourterelles

Tourterelle à queue carrée (Zenaïda aurita) et Tourterelle turque (Streptopelia decaocto)
Le but est la mise en place d’un système de veille du suivi des populations de Tourterelles à queue carrée. Les Tourterelles turques (espèce non gibier mais braconnée) sont intégrées au comptage.
Comptages :
Ce protocole a été établi par Garrigues en 1990 et s’inspire fortement de celui du « Call-Count Survey » aux USA (Dolton et Smith, 2001). Quatre circuits ont été parcourus. Le circuit des Crêtes (Terre de Haut, Les Saintes) constitue le seul circuit en site non chassé. Chaque circuit était composé de 20 points d’écoutes espacés de 800 mètres et disposés le long de voies départementales. Les circuits étaient parcourus entre 5h30 et 7h du matin en voiture, toujours dans le même sens et débutant par le même point d’écoute. Le circuit des Crêtes était parcouru à pied. La durée de l’écoute était de trois minutes. Les oiseaux entendus et vus étaient notés ainsi que des paramètres météorologiques (vent, soleil, pluie). Une sortie par semaine était réalisée entre la fin avril et début juillet.
De 1985 à 2001, 323 sorties ont eu lieu et 5658 points de comptages ont été réalisés
il apparaît que les effectifs des populations de Tourterelles à queue carrée ont augmenté sur 3 circuits d’études, Gros Cap, Les Salines et les Crêtes depuis 1985. Cette augmentation est beaucoup plus importante sur le site sans pression de chasse. Il convient de continuer la surveillance de l’évolution des effectifs de tourterelles surtout en zone chassée.