ONCFS Outre-Mer - Recherche / Missions techniques

Délégation Régionale Outremer
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Ministère de l'Agriculture et de la Pêche  Ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable

    Recherche / Missions technique

 

    Les agents du service départemental sont souvent sollicités pour des actions techniques :

 

    Les colombidés constituent dans les Antilles françaises un gibier recherché par les chasseurs. D’une manière générale très peu d’informations existent sur les populations d’oiseaux gibiers dans les Antilles françaises. Seule la Tourterelle à queue carrée (Zenaïda aurita) a fait l’objet de plusieurs études. Pourtant les problématiques liées aux espèces gibiers sont nombreuses. La dégradation et la disparition de certains habitats, le braconnage et la non limitation des prélèvements qui peut entraîner des tableaux de chasse très important, sont autant de menaces pour les oiseaux gibiers. A cela s’ajoute des fluctuations naturelles des populations encore peu documentées. Il est difficile dans ces conditions d’envisager une gestion durable.

Colombidés chassés en Martinique et en Guadeloupe :

Colombidés chassés en Guadeloupe mais protégés en Martinique:

 

 


Sa chasse :


En Guadeloupe, elle est chassée du 14 juillet au 15 août uniquement le samedi, dimanche, mardi et les jours fériés (arrêté préfectoral 2003). A la Martinique, elle n’est chassée que de 4 à 5 jours selon les années d’août à septembre.
 
Comptage au chant  :

Afin de suivre l’évolution de ces populations de tourterelles, l’ONCFS et les Fédérations Départementales des Chasseurs ont réalisé entre 1987 et 2001, des comptages annuels aux chants pour la tourterelle à queue carrée selon la méthode des points d’écoute. Ce protocole a été établi par Garrigues en 1990 et s’inspire fortement de celui du « Call-Count Survey » aux USA (Dolton et Smith, 2001). Trois circuits ont été parcourus à la Martinique (carte). Chaque circuit, parcouru au levé du soleil, se compose de 20 points d’écoute espacés de 800 mètres. Les oiseaux entendus et vus sont notés ainsi que des paramètres météorologiques (vent, soleil, pluie). Une sortie par semaine est effectuée entre la fin avril et début juillet.
De 1987 à 2001, 301 sorties ont eu lieu et 5505 points de comptages ont été réalisés.

Analyse des prises de chasse :

Une étude des prises de chasse, menée en Martinique de 1986 à 1994 par l’ONCFS et la Fédération Départementale des Chasseurs, a permis grâce à l’analyse de 2.358 tourterelles de comparer la structure des populations (proportion d’adultes en cours d’activité reproductrice, rapport jeunes / adultes) suivant la précocité de la date d’ouverture de la chasse (Garrigues etal., in prep). L’étude a montré que plus on retardait la date de l’ouverture, moins d’adultes nourrissaient leurs jeunes. Le gain potentiel apporté par le recul de l’ouverture de la chasse pour la récolte des jeunes de l’année a été estimé à 45%.
Cette étude a amené au recul de l’ouverture de cette espèce fin août afin de préserver les populations.

   
Photos Le Cerf / DIREN Martinique

 


Depuis l’arrêté ministériel du 17 février 1989, ces deux espèces de perdrix sont inscrites sur la liste des espèces protégées à la Martinique. Depuis une dizaine d’années, des études concernant le suivi des populations de perdrix sont demandées par la Fédération Départementale des Chasseurs afin d’évaluer le niveau et les tendances d’évolution des populations. Une étude est donc lancée en 2005 et nécessitera plusieurs années de suivi.

Le protocole se base sur l’écoute au chant du mois d’avril au mois de juin. Des points d’écoute dans chacun des grands types d’habitat (forêt hygrophile, forêt xéro-mésophile, espaces agricoles, espaces diffus) ont été tirés de manière aléatoire.
 


En Guadeloupe, où elle a été introduite en 1976, elle est présente sur l’ensemble de l’île sauf dans les massifs forestiers de la Basse-terre et les Grands fonds en Grande-Terre (Levesque et Jaffard, 2003). En Martinique, elle est arrivée en 1994 et se rencontre dans toutes les communes, bourgs, zones urbaines, péri-urbaines et dans les pâturages. Elle a colonisé rapidement ces îles en s’appuyant sur la plasticité de son régime alimentaire. Du fait de l’accroissement de son aire de distribution, il est probable que cette espèce rentre en concurrence avec la Tourterelle à queue carrée.
   
Photo DIREN Martinique


Ces espèces ne font pas l’objet d’étude par l’ONCFS. Cependant, la Fédération e des Chasseurs mène un travail sur le ramier (analyse de tableaux de chasse, mœurs alimentaires).
   
Ramier (Columba squamosa)     Ortolan (Columbina passerina)
Photo Levesque/DIREN martinique     Photo Maillard