Délégation Régionale Outremer
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Chelonia mydas
Antilles : Toti vè, Toti soleil, Toti blan
Guyane : Toti franche, Toti blan ; Karet (Créole) ; Kada : lu (Kalina), Krapé (Taki-taki) ; Tartaruga-do-mar, Suruaná (Brésilien)
Mayotte : Nyamba (Mahorais)
Ordre
Cheloniens
Famille
Chelonidés
Dimensions
Longueur carapace :
jusqu’à 125 cm de long
Poids
100-240 kg
© ONCFS
Grosse tortue marine à la carapace bombée vers l’avant, formée d’écailles lisses. La couleur de l’adulte varie entre un vert sombre et un vert brun assez terne. Les couleurs des jeunes individus sont plus vives, tirant sur le brun acajou avec des stries lumineuses plus claires pouvant induire une confusion avec des jeunes tortues
imbriquées. La tête est moyenne avec un museau rond et court. C'est, avec la tortue imbriquée, la seule a avoir 4 paires de plaques dorsales. On la distingue de celle-ci par la présence d'une seule paire d'écailles préfrontalesL’écaille nucale ne touche pas les écailles costales, au nombre de quatre paires. Les pattes portent une griffe unique. Les nouveau-nés sont facilement reconnaissables à leur carapace noire bordée de blanc et à leur ventre blanc. Le régime alimentaire est omnivore chez les jeunes, puis devient essentiellement herbivore chez les adultes.
En Guyane : c’est la plus fréquente des tortues à écailles. Sur la plage, elle se déplace à l’aide de mouvements symétriques de ses nageoires avant (type brasse)Elle vient pondre sur les côtes de la Guyane de janvier à juin une moyenne de 3 nids d’une centaine d’oeufs par saison. L’intervalle entre deux saisons de ponte est d’environ 3 ans. Elle est visible toute l’année aux îles du Salut et près des côtes rocheuses de Kourou ou Cayenne, où elle broute les algues.
Aux Antilles : elle ne pond que très rarement sur les plages de Martinique mais fréquente les herbiers sous-marins où elle se nourrit. Le plus important site de ponte de la Caraïbe est la plage de Tortugero au Costa Rica. Dans les Petites Antilles, le seul site de ponte important est celui de l'île d'Aves avec une nombre annuel de 500 pontes. Ailleurs, les pontes sont faibles de quelques unités à quelques dizaines.
A La Réunion, l’accroissement de la population réunionnaise et l’urbanisation des zones côtières a entraîné le quasi-abandon des sites de ponte. Néanmoins, des tortues sont régulièrement observées dans les eaux côtières de l’île et quelques rares pontes et émergences sont occasionnellement observées
A Mayotte : sur les cinq espèces de tortues marines du Sud Ouest de l’Océan Indien, 3 espèces ont été observées à Mayotte : exceptionnellement la tortue luth (Dermochelys coriacea), la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata) et la tortue franche ou verte (Chelonia mydas). Le site de Saziley, à l’extrême sud-est de l’île, regroupe plusieurs plages et constitue avec celui de Moya, situé en Petite Terre, l’un des premiers sites de ponte pour la tortue verte (Gabrié & al., 2001). En 2003, un programme de suivi en ULM a montré la présence de traces de montée en ponte sur 63 des 172 plages de Mayotte (Ciccionne & al., 2003). Les herbiers et le récif corallien de Mayotte représentent des habitats importants pour les juvéniles et les adultes de tortues franches et imbriquées
Les tortues caouanne et olivâtre ont un nombre plus important de paires d’écailles costales et l’écaille nucale en contact avec les premières costales. La Tortue olivâtre et la Tortue imbriquée sont plus petites et portent deux griffes sur les pattes avant. La Tortue imbriquée a les écailles légèrement recouvrantes comme les tuiles d’un toit, et deux griffes aux pattes avant.

Migrateur. Mondial. Espèce protégée. Espèce menacée, considérée comme « En Danger » (EN) selon les critères de l’UICN). Espèce citée dans l’Annexe I de la CITES ( Espèces menacées d’extinction )
Destruction des zones d'alimentation, braconnage, pêches accidentelles.
Mettre en oeuvre le Plan de Restauration des Tortues Marines (DIREN/ONCFS). Stratégie mondiale. Protéger les herbiers sous-marins.