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Ministère de l'Agriculture et de la Pêche  Ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable

Tortue imbriquée 

     
 
Eretmochelys imbricata
Tortue à écailles, Carte de l'Atlantique, Karet (Cr/Tk) ; Kala : luwa (K) ; Tartaruga de pente (Br)
 
Ordre
Chéloniens
Famille
Chélonidés
Dimensions
Longueur carapace
62-95 cm
Poids
50-80 kg
Jusqu’à 130 kg      
   

Description

La Tortue imbriquée se reconnaît à sa carapace dont les écailles sont disposées comme des tuiles. Ce caractère est particulièrement évident chez les jeunes individus avant que l’usure ne l’estompe chez les plus âgés. La tête est fine avec un bec pointu et crochu caractéristique et très marqué. La carapace est de couleur brun rouge plus ou moins foncé, avec des striures noires et jaunes variables, s’estompant avec le temps. Les pattes avant portent deux griffes chacune. La plaque nucale n’est pas en contact avec les premières plaques costales qui sont au nombre de quatre de chaque côté. Omnivore, elle se nourrit d’organismes marins divers, de corail, plus particulièrement d'éponges dans la Caraïbe. Elle est beaucoup moins fréquente dans l'Océan atlantique que dans les océans Pacifique et Indien.
En Guyane, elle est assez rarement observée pendant la période de ponte, d’avril à juin. Les nids comptent 130 oeufs en moyenne, pouvant aller jusqu’à 200.
Aux Antilles : dans la Caraïbe, les effectifs sont estimés à 5000 femelles pondant par an. Aux Antilles, le site le plus important est sur l'ïle de Mona, Puerto Rico. Elle semble très fidèle à sa plage de ponte. La saison de ponte se concentre principalement entre les mois de juin et de septembre.
A La Réunion, l’accroissement de la population réunionnaise et l’urbanisation des zones côtières a entraîné le quasi-abandon des sites de ponte. Ses observations sont beaucoup plus rares que celles de la tortue verte. La majorité des tortues aperçues lors de plongées sont de petite taille (entre 25 et 40 cm).

A Mayotte, les pontes d’Eretmocheys imbricata sont erratiques et dispersées sur plusieurs plages. Il semblerait qu’elle nidifie essentiellement dans le nord, sur les plages de sable d’origine coralienne. Mais son observation est trop sporadique pour tirer des conclusions sur sa répartition. Comme les tortues vertes, les tortues imbriquées s’alimentent sur les nombreux herbiers présent à l’intérieur du lagon.
 

Confusions possibles

La Tortue verte est plus grosse, avec les écailles jointives et non recouvrantes, et une seule griffe aux pattes avant. Les autres tortues marines ont l’écaille nucale en contact avec les premières costales, et un nombre plus important de paires de costales.
 

Statut

Migrateur. Mondial. Espèce protégée. Espèce menacée, considérée comme « En danger critique d’extinction » (CR) selon les critères de l’UICN) Espèce citée dans l’Annexe I de la CITES (Espèces menacées d’extinction).
 

Menaces sur l'espèce

Destruction des zones d'alimentation et de nidification, braconnage, pêches accidentelles.
 

Recommandations de gestion

Mettre en oeuvre le Plan de Restauration des Tortues Marines (DIREN/ONCFS). Protéger les herbiers sous-marins. Stratégie mondiale.