Délégation Régionale Outremer
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Pycnonotus jocosus emeria
Boulboul (créole)
Ordre
Passériformes
Famille
Pycnonotidae
Dimensions
Longueur totale
20 cm
Poids
© photo R.Mozzi
Le Bulbul orphée est représenté à La Réunion par la sous-espèce Pycnonotus jocosus emeria.. Le plumage de la tête, de la nuque et du dos est de couleur noire. La tête est surmontée d’une huppe dressée noire. Les joues sont tachetées de rouge et de blanc. Les parties ventrales sont blanches et le plumage des sous-caudales rouges. A La Réunion, le Bulbul fréquente toutes sortes de milieux. Il est commun dans les vergers, les milieux anthropisés, les forêts secondaires… Mais également dans les forêts indigènes jusqu’à 1600 mètres d’altitude (Probst, 1997 ; Probst, 1999). C’est une espèce généraliste, à bon pouvoir de dispersion, à fécondité élevée et qui tolère une large gamme de conditions physiques du milieu.
Oiseau terrestre nicheur. Espèce introduite : espèce originaire du Sud-Est asiatique. Le Bulbul a été introduit sur l’île au début des années 1970, en tant qu’oiseau chanteur et coloré. Espèce chassable (arrêté ministériel du 25 juillet 1991). Espèce considérée nuisible aux végétaux et autres objets soumis à des mesures de lutte obligatoire (Arrêté ministèriel du 31 juillet 2000 ; annexe B) .
Cette espèce a été introduite dans de nombreux endroits dans le monde. A l’heure actuelle, elle est largement répartie dans les zones tropicales et représente une menace à la fois pour l’agriculture et la diversité biologique. C’est le cas à la Réunion, où l’espèce est classée comme nuisible aux cultures (Arrêté ministèriel du 31 juillet 2000), mais également reconnue comme disséminatrice de plantes envahissantes. Initialement considéré comme un oiseau chanteur, son statut a évolué pour devenir « espèce potentiellement envahissante », puis « espèce animale envahissante ; ravageur des cultures » (Mandon-Dalger, 2002). A la différence des autres pays qu’il a colonisé, à La Réunion le Bulbul ne se cantonne pas aux milieux anthropisés, mais pénètre dans les forêts, y compris dans les formations indigènes (Mandon-Dalger & al., 1999).