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Délégation Régionale Outremer
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Ministère de l'Agriculture et de la Pêche  Ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable

Lièvre d'Amérique  

     
Lepus americanus
 
Ordre
Lagomorphes
Famille
Léporidés
Dimensions
entre 38 et 51 cm
Poids
1,6 kg

© photo

Description

Le lièvre d’Amérique est un animal de petite taille par rapport aux autres espèces de lièvres. Sa robe est brun grisâtre en été et le fond du poil appelé bourre reste toujours gris. A partir de la fin du mois de novembre et jusqu’au mois de mars le pelage du lièvre devient « blanc sale ». Des poils noirs ornent le dessus de ses oreilles toute l’année. Les doigts des pattes arrières sont très développés ce qui lui permet d’avoir une bonne portée sur la neige. Le dimorphisme sexuel est peu marqué, seul l’examen des individus en main permet de distinguer le mâle de la femelle. Le mâle est appelé bouquin et la femelle hase.

Habitat et alimentation

L’aire de répartition du lièvre d’Amérique est très vaste puisqu’il occupe l’ensemble du Canada d’Est en Ouest. Dans l’archipel comme à Terre Neuve, cet animal a été introduit à la fin du 18ème siècle. Il habite les zones boisées jusqu’à la limite Nord des arbres. Il préfère les jeunes forêts de conifères pourvues d’un bon couvert végétal au sol lui permettant de trouver couvert et nourriture. Il profite beaucoup de la proximité de petites clairières naturelles ou bien créées par les brûlis et l’exploitation forestière. La diversité d’espèces arbustives que l’on rencontre lui procure une grande quantité de nourriture. Son régime alimentaire variera en fonction des saisons et des lieux. L’été, il consommera une grande quantité de végétaux tendres telles que l’herbe et les pissenlits ainsi qu’une variété de feuilles diverses de bouleaux, saule et d’aulne. L’hiver, il mange des brindilles d’arbres et d’arbustes comme le sorbier et le sapin baumier. Certains hivers, lorsque l’enneigement est important et que les densités de lièvre sont fortes, il écorce volontiers les arbres commettant des dégâts importants.

Moeurs

Le jour, il passe la plus grande partie de son temps tapi dans son gîte. La nuit venant, il entrera en activité pour parcourir son territoire sillonné de sentiers entretenus. Ce sont des animaux sédentaires qui possèdent un territoire qu’ils défendront farouchement au moment du rut.Contrairement au continent, sur l’archipel le lièvre d’Amérique possède peu de prédateur. Avec l’homme, seuls le renard et quelques rapaces réalisent des prélèvements.

Reproduction

La maturité sexuelle est atteinte à l’âge de quatre mois mais la plupart des lièvres d’Amérique se reproduisent l’année suivante. La période de reproduction appelé rut, débute en avril pour se terminer fin août. Les animaux sont polygames, c’est à dire que le mâle peut s’accoupler avec plusieurs hases. La période de gestation dure 35 jours et la hase peut faire jusqu’à 5 portées par an mais en générale, elle en réalise 2 à 3. Le nombre de petit par portée varie en fonction des saisons et des années d’abondance, il va de 1 à 8. Comme chez les autres lièvres, il existe le phénomène de superfétation, c’est à dire que la femelle pourra être fécondée alors qu’elle est gestante. Les jeunes, appelés levrauts, naissent à même le sol dans une petite dépression ou un gîte à l’abri dans la végétation dense. Contrairement au lapin de garenne, les levrauts naissent les yeux ouverts et le corps recouvert de poils. La croissance des jeunes est rapide dès l’âge de trois mois, il devient impossible de distinguer par la taille le levraut d’un adulte. La détermination de l’âge pourra se faire grâce à la présence d’une protubérance osseuse présente sur la patte avant juste au-dessus de l’articulation du poignet. Cette excroissance disparaîtra totalement vers l’âge de 7 mois. Dans notre région on pense que la population fluctue selon un cycle qui s’étale sur 8 à 9 ans. Ce cycle se caractérisait par un pic d’abondance durant lequel la population atteindrait une très forte densité.

Statut

Le lièvre est le principal petit gibier dans l’archipel, lorsqu’il est très abondant il peut supporter des prélèvements très importants qui n’influeront pas sur les effectifs de la population. Actuellement et depuis 1999, une étude est menée dans l’archipel pour connaître les mécanismes qui régissent l’abondance du lièvre. Cette étude est rendue possible grâce à la collaboration d’un grand nombre de chasseur.