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Délégation Régionale Outremer
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Ministère de l'Agriculture et de la Pêche  Ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable

Pluvier siffleur

    
Charadrius melodus

Ordre
Charadriiformes
Famille
Charadriidés
Poids
entre 45 et 65 g

© photo

Description

Sur une plage, le Pluvier siffleur se confond facilement avec le décor qui l'entoure: sa tête et son dos sont de la couleur du sable sec, son croupion est blanc, sa queue est partiellement marquée de noir; il porte une bande noire au-dessus de son front blanc et une seule bande pectorale noire, également appelée « collier », qui contraste avec sa poitrine et son ventre blancs. Ses pattes d'un orange vif vont de pair avec son bec orange terminé par une pointe de noir. Les adultes, qui pèsent , ont à peu près la taille d'un gravelot. Il n’existe pas de dimorphisme, les deux sexes sont d'apparence similaire; toutefois, les mâles ont tendance à avoir des bandes noires plus larges et plus visibles sur la tête et la poitrine. Pendant l'hiver, le plumage de l'adulte, qui ne se distingue pas de celui des jeunes, ne présente pas de bandes noires sur la tête et la poitrine. Ses pattes orange le distinguent des autres espèces de pluviers sur les aires d'hivernage.
Le Pluvier siffleur peut vivre jusqu'à l'âge de 14 ans, mais la plupart ne dépassent probablement pas 5 ans. Il se nourrit d'invertébrés aquatiques et terrestres qu'il capture avec son bec tantôt en picorant ici et là, tantôt en fouillant les rives des rivières et des lacs et le bord de la mer. Ce Pluvier est la plus rare des six espèces « à collier » que l'on trouve en Amérique du Nord.

Habitat

Le Pluvier siffleur ne niche qu'en Amérique du Nord. Son aire de nidification peut être divisée en trois zones géographiques: la côte de l'Atlantique depuis Terre-Neuve jusqu'en Caroline du Sud, les Grands Lacs (le lac Michigan) et les grandes plaines (depuis les provinces des Prairies jusqu'au Nebraska). Au Canada, le Pluvier siffleur a disparu, tout au moins comme espèce nidificatrice, des rives des Grands Lacs où il nichait autrefois. Sur la côte est, les pluviers nichent sur les plages de sable ou de sable mêlé de gravier, surtout celles balayées par les tempêtes, tandis que, dans les Prairies, la majorité nichent sur les arrière- plages de gravier des lacs salins peu profonds, et quelques-uns sur les rives sablonneuses des lacs de prairies plus grands. D'autres ont niché sur les bancs de sable des rivières. L'habitat où nidifie le Pluvier est instable et son accessibilité dépend du niveau de l'eau et de la croissance des plantes. L'habitat modifié par l'activité humaine comme les routes de gravier et les terrains de stationnement a aussi été utilisé par les pluviers. Ces oiseaux n'utilisent généralement pas de sites artificiels, et le taux de réussite de la nidification y est généralement plus faible que dans les habitats naturels, comme le montrent des études effectuées à des endroits précis aux Etats-Unis.
Le Pluvier siffleur ne passe que 3 ou 4 mois sur son aire de nidification avant de se mettre en route de juillet à septembre vers ses quartiers d'hiver. On sait peu de chose concernant son comportement pendant la migration; toutefois, une étude sur les lieux d'hivernage indique que la majorité des pluviers ont tendance à retourner, au moins pour un temps, à l'aire qu'ils ont habitée l'année précédente. De septembre à avril, on peut trouver les populations intérieures le long de la côte du golfe du Mexique à partir de la Floride jusqu'au Mexique. Les oiseaux nicheurs de l'Atlantique hivernent le long de la côte atlantique des États-Unis et on les retrouve pour la plupart de la Caroline du Nord jusqu'en Floride. Des pluviers ont même été aperçus sur quelques îles de la mer des Caraïbes. Dans les aires d'hivernage, le Pluvier siffleur consacre la majeure partie de son temps à se nourrir sur les bancs de sable ou les plages. Le temps qu'il passe à se nourrir tend à augmenter lorsque le mercure descend et que le niveau des marées baisse. Fin avril, la majorité des pluviers ont quitté les climats méridionaux pour leurs aires de nidification septentrionales.

Reproduction

Chaque printemps, à la fin d'avril ou en mai, le Pluvier siffleur arrive sur les aires de nidification canadiennes, et peu de temps après, les mâles commencent leurs parades en vol et au sol dans le but d'établir leur territoire et d'attirer une compagne. La parade aérienne classique du Pluvier comporte une envolée compliquée avec desbattements d'aile exagérés et lents, accompagnés d'un appel rapide et persistant au-dessus de l'aire d'alimentation et de nidification. La femelle pond généralement au début de mai quatre oeufs de couleur chamois, tachetés de noir. Le mâle et la femelle se partagent la tâche de l'incubation qui dure environ 28 jours. La plupart des oeufs éclosent en juin.

Statut de l'espèce

En voie de disparition. Il y a moins de 6000 pluviers siffleurs adultes dans le monde (selon service canadien de la faune). Le nombre d’individus de cette sous-espèce qui se reproduit au Canada est petit et la population est en déclin. Le succès de reproduction est faible ; en plaine surtout pendant les années de sécheresse. En bordure de cours d’eau, les nids se perdent régulièrement en raison d’inondations. La qualité de l’habitat de reproduction baisse dans de nombreux endroits.